Démarches
Importer une voiture d'Allemagne : les six étapes
Vous avez trouvé l'annonce. Une berline de 2021, 60 000 km, à Munich, affichée 4 000 € de moins qu'en France. Entre cette annonce et une carte grise française, il y a six étapes. Aucune n'est compliquée prise seule. Le problème, c'est qu'une erreur à la première se découvre à la sixième, quand la voiture est payée et garée devant chez vous.

1. Vérifier sur place, avant de payer
Les annonces allemandes sont longues, précises, photographiées sous tous les angles. Cette précision rassure, et c'est exactement pour cela qu'elle est dangereuse. Une fois le véhicule payé, un vice découvert en France reste à votre charge : attaquer un vendeur de Munich depuis Melun, en pratique, personne ne le fait. L'inspection se fait donc avant, sur place, et elle croise plusieurs sources. Nous avons détaillé lesquelles dans kilométrage trafiqué : les quatre vérifications.
2. Repartir avec les bons papiers
Facture ou contrat de vente avec le prix, la date, le kilométrage et le numéro de châssis. Les deux parties du certificat d'immatriculation allemand, le Fahrzeugschein et le Fahrzeugbrief. Le nom sur le Brief doit être celui de la personne qui encaisse. Le certificat de conformité s'il existe, le dernier rapport TÜV. Pour rentrer par la route, des plaques d'exportation allemandes avec leur assurance, ou un certificat WW français demandé avant le départ (rouler après l'import).
3. Le quitus fiscal, sous quinze jours
Dès l'arrivée en France, le compteur tourne : quinze jours pour demander au service des impôts le certificat qui atteste que le véhicule est en règle avec la TVA. Il est gratuit, il est obligatoire, et le délai ne se discute pas (source : douane.gouv.fr, vérifié en octobre 2026). Le mode d'emploi est dans le quitus fiscal, en quinze jours chrono.
4. Le certificat de conformité
Le document qui prouve que la voiture répond aux normes européennes. Sur une occasion, il manque une fois sur deux. Il se commande au constructeur, à partir du numéro de châssis, avec une à trois semaines de délai. Commandé au retour, il immobilise la voiture ; introuvable, il la bloque pour de bon (le certificat de conformité, à commander avant de partir).
5. Le contrôle technique
Obligatoire au-delà de quatre ans, daté de moins de six mois le jour du dépôt du dossier. Un contrôle d'un autre pays de l'Union est accepté dans ce délai (source : service-public.gouv.fr). Nous le faisons passer en France dans tous les cas : un dossier refusé coûte plus cher qu'un passage en centre.
6. La carte grise
Demande en ligne sur le site de l'ANTS, avec tout ce qui précède, une pièce d'identité, un justificatif de domicile et le paiement des taxes. Un dossier rejeté pour une pièce non conforme repart de zéro, pendant que le certificat WW, valable quatre mois, continue de s'écouler (source : justice.fr).
Ce que nous faisons à votre place
Nous faisons les six étapes, dans l'ordre, et nous vérifions le véhicule et sa situation administrative avant que vous ne payiez quoi que ce soit. Vous payez le véhicule directement au vendeur. Notre commission est connue avant de signer : à partir de 690 € pour un véhicule trouvé et inspecté en France, à partir de 1 290 € pour un import, selon le véhicule et les options (le détail). Décrivez votre projet, nous vous rappelons sous 24 heures.
Questions fréquentes
Non. L'Allemagne est dans l'Union européenne. Pour une occasion, il n'y a ni droit de douane ni formalité douanière. Seul le quitus fiscal, délivré par le service des impôts, est exigé.
Pour un véhicule déjà identifié, comptez trois à six semaines entre l'achat et la carte grise définitive, le temps du quitus, du certificat de conformité et du traitement par l'ANTS. La recherche du bon véhicule s'ajoute en amont.
Oui, si vous pouvez vous déplacer, inspecter sérieusement, lire des documents allemands et tenir les délais sans erreur. La difficulté tient à l'enchaînement : une erreur se découvre souvent quand il est trop tard pour la corriger.